armaduras y cascos
L’ARMURIER MEDIEVAL en armaduras y cascos
L’ARMURIER MEDIEVAL
Tendances , modes , lieux de fabrication et les grands armuriers de l´époque
L’ARMURIER MEDIEVAL
Une lapalissade sans doute , mais il convient de rappeler qu’il faut attendre l’apparition des armures à plates , au XIVème , pour voir surgir des …armuriers ! A l’époque en effet , on désignait sous le nom de fourbisseurs les fabricants d’armes blanches , pour les autres types d’armes il y avait des appelations distinctes (arctiers, arbalétrier…). Le terme d’haubergier était réservé aux fabricants de hauberts ( la longue cotte de maille) . Pour la réalisation des armes de guerre, il y eut donc au Moyen Age non seulement beaucoup de travail , mais aussi à peu près autant de métiers quil y avait de pièces dans lhabillement militaire. (ndlr : un lexique des métiers d’arme figure en bas de page )
En France , tout au moins , la corporation d’armuriers apparaît au XVème et commence à regrouper sous ce nom générique toutes sortes de spécialités relatives à l’armement défensif . Cette profession était parmi les métiers une des plus considérées. Ceux qui en exerçaient une des branches, et elles étaient nombreuses, revendiquaient entre autres privilèges celui de ne pas fournir de soldats au guet de Paris , on lit dans leurs statuts que leur métier « est pour servir chevaliers et écuyers et sergents et est pour garnir châteaux ». A Paris, ils étaient presque tous regroupés dans une rue qui sappelait la rue de la Heaumerie, ainsi nommée dune maison où pendait pour enseigne un heaume.
LES ARMURIERS
Il semble que les fabricants d’armes et d’armures sont parmi les premiers artisans à « signer » leurs œuvres en Occident . On a peu de renseignements sur eux . Les noms de quelques armuriers du XIVème nous sont parvenus , mais une documentation substantielle ne démarre seulement qu’avec le XVème . Ce n’est que vers la fin du XIVème que le concept moderne de l’artiste singularisé émergee , ce qui explique que très souvent c’est le nom de la région ou de la ville qui identifie l’origine du produit .
Au XVème et XVIème , en Europe , deux régions sont plus particulièrement réputées pour la qualité des armures qu’elles produisent : l’Italie du Nord , essentiellement Milan , et l’Allemagne du Sud . Elles exportèrent leurs produits et leurs armuriers partout en Europe .
L’ITALIE :
Milan fut le centre de manufacture d’armures le plus dynamique de la Renaissance , XVème-XVIème , on y trouve deux grandes familles d’armuriers qui sont les premiers armuriers sur lesquels on possède quelque documentation, les Missaglia et les Negroli . Les Missaglia ont donné quatre grands armuriers : Tomaso (recorded 1430, died 1452), qui fut fait chevalier par le comte Filipo Maria Visconti en 1435 pour les services rendus , Antonio (recorded 1441, died 1496), Giovanni Angelo (recorded 1496–1529), et Damiano (recorded 1514) .
Au XVIème , Milan a possédé en Filippo Negroli (vers 1510-1579) , descendant de la famille Missaglia , l’un des plus talentueux et renommé armurier de son temps , et peut-être de tous les temps . Accompagné des membres de sa famille , Francesco (ca. 1522–1600), Giovan Battista (ca. 1511–1591), Alessandro (ca. 1528–1573) et Giovan Paolo (ca. 1513–1569), les Negrolis ont produit de somptueuses armures de parade décorées pour la cour impériale du Saint-Empire germanique , ainsi que pour les cours royales de France et d’Angleterre . Dans le même temps , la concurrence de Brescia en Italie et des villes du sud de l’Allemagne concurrençait Milan . .
L’ALLEMAGNE DU SUD :
On les appelle en allemand plattner : fabricants d’armures à plates . On compte plusieurs foyers de production : les villes impériales d’Ausbourg , Bâle ( intégrée à la Suisse après 1501) , Landshut et Nuremberg , ainsi que l’atelier de la cour du Saint Empire germanique à Innsbruck . Ce sont précisement des villes où l’on trouve des gisements de minerai de fer à proximité , le centre et le sud de l’Allemagne et l’Autriche étant riche en minerai. Toutes ces cités étaient réputées pour leurs armures , fabriquées par des armuriers renommés ou des familles d’armuriers . A Ausbourg , la famille Helschmied ( dont le nom signifie faiseur de casques ) , dont les membres proéminents sont : Lorenz (active 1467- 1515), Kolman (1471–1532), et Desiderius (1513–1579) . Ils travaillèrent pour les Archiducs d’Autriche , le Saint-Empire germanique entre autres . A Innsbruck , durant le XVème des armuriers tels Kaspar Rieder, Christian Treytz (1485-1490), Hans Prunner et Jorg Wagner furent reconnus pour leur habilité supérieure .
A Innsbruck , la famille Seusenhofer atteignit une très grande renommée, en particulier Konrad (active 1500, died 1517) , son fils Hans (active 1514, died 1555) et son neveu Jörg, qui furent , à tour de rôle , en charge de l’Atelier Impérial crée en 1504 à Innsbruck par Maximilien Ier , produisant les fameuses armures « maximiliennes » de l’empereur et de sa cour . Ce style d’armure fut ainsi baptisé en référence à Maximilien Ier , fils de Frédéric III à qui il succéda à la tête du Saint-Empire germanique , régnant de 1492 à 1519 . Son influence personnelle dans le développement d’armures de grande qualité , que l’on peut admirer de nos jours dans les plus grands musées du monde , fut indéniable . Passionné depuis son enfance par ce domaine , et doté de grandes connaissances personnelles et d’expériences en la matière aussi bien dans l’élaboration que dans l’usage des armures , il entretenait d’étroites relations avec son armurier Konrad Seusenhofer , et lui fut déterminant dans la redécouverte d’un certain procédé de trempe depuis longtemps oublié. Gardant jalousement ce secret (ce « kunstreiche Härtungstechnik secret ») , il offrait aux souverains et princes des plus grandes cours royales d’Europe et à des grands seigneurs , des armures d’une qualité jamais égalée et que personne n’a jamais été capable de reproduire ,
La qualité et la réputation des armures originaires d’Allemagne provenait également en partie de la qualité de l’acier , surpassant les autres armures produites dans le reste de l’Europe .
Concernant la ville de Landshut , un manuscrit de la charte de fondation de la guilde des armuriers datant de 1479 , a été découvert en 1973 dans des archives oubliées, Cette charte fut rédigée conjointement par les membres de la profession et des membres du conseil de la cité afin d’assurer l’excellence de la pratique . On y lit ainsi qu’un jury de deux maîtres-armuriers , l’un d’eux étant remplacé chaque année , veillait à l’observation des lois et règlements . On y décrit également la procédure d’admission . « Quand quelqu’un prétend à s’installer en qualité de maitre-armurier , il doit commencer par fabriquer dans son atelier le type de produits particuliers pour lequel il a reçu une instruction , par exemple casques , cuirasses , défenses de bras et de jambes , gantelets …Si par la suite il se montre en mesure de produire un harnois complet qui reçoit l’agréement du jury devant lequel il est amené à comparaître , il peut alors prétendre au droit de fabrique de harnois en tous genres , à condition que son travail réponde aux exigences de qualité et utilise de l’acier exempt d’impuretés . Le jury peut ensuite décider de soumettre son travail au conseil , il doit alors passer avec succès l’examen auprès de chaque membre du conseil . Le jury et le conseil l’approuvant , il peut légitimement se prétendre « Maister », à condition toutefois qu’il puisse prouver par lettre de certification signée et cachetée , qu’il est né de mariage , a accompli son apprentissage , et a supporté moralement et religieusement la profession ».
Des réglements similaires existaient dans d’autres villes germaniques réputées pour la production d’armures , créant ainsi une garantie de qualité appréciée . Reconnu en qualité de « maister » par ses pairs , l’armurier se voyait décerner le droit d’identifier ses œuvres par son propre poinçon particulier , ainsi que la marque de la ville lieu de fabrication . Ces marques se trouvent généralement sur les plastrons , les casques et les cuissards . Beaucoup plus tardivement , il n’est toutefois pas rare d’y trouver un texte gravé.
L’EUROPE DE L’OUEST
Bien que l’Angleterre , la France et les Pays-Bas importaient une grande partie de leurs armes et de leurs armures d’Italie ou d’Allemagne , ils possédaient également des centres de production actifs. L’unique centre anglais de production d’armures fut Londres , qui fut supplanté par 1515-1517 par les Ateliers Royaux de Greenwich établis par Henri VIII , d’où sortirent des armures réputées. Remarquons toutefois que ces armures étaient construites sous la direction du plattner allemand Jakob Halder , qui fit son apprentissage à Ausbourg . Halder était l’élève d’un fabricant renommé Jörg Sorg , il fut ensuite recruté par l’école de Greenwich à Londres qu’il finit par diriger jusqu’à sa mort en 1607 . Il y gagna le titre d’ « armurier de la Reine ». Nombre d’armuriers allemands furent ainsi recrutés afin de travailler en Angleterre , quelques uns allant même jusqu’à angliciser leur nom. Les ateliers royaux de Greenwich employaient également des armuriers flamands , hollandais , et à un degré moindre des Italiens .
En France les centres les plus importants était Paris , Tours et Lyon , et à un degré moindre Beauvais et Chartres , cette dernière étant plus spécialisé dans la maille . Non content d’importer des armures d’Italie et d’Allemagne , de nombreuses villes « importaient » les armuriers italiens ou allemands . Ainsi Tours et Lyon firent venir des Italiens . Peu d’informations détaillées nous sont parvenues au sujet des armes et desamrures aux Pays-Bas ou d’Espagne . Burgos , Seville , Catalayud et Castejon de las Armas sont tous remémorés comme centre de production d’armures , les lames de Tolède étant quant à elles hautement renommées dans toute l’Europe . Les principales villes des Flandres , Anvers , Bruxelles , Bruges , Gand et Tournai , ont eu des guildes d’armuriers .
LEXIQUE
Fourbisseur : ceux qui fabriquent les épées . La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs..
Haubergier : Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, sorte de tissu de mailles de fer qui recouvrait le chevalier des pieds à la tête, il y avait une catégorie spéciale douvriers pour fabriquer cet équipement : les haubergiers
Heaumier : fabricant le heaume ou casque ;
Ecassier : il préparait le bouclier en forme décusson ou écu
Brigandinier : ils faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce quelle était portée par les fantassins, quon appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable quil a pris depuis ( ils appartenait à une brigade).
Trumellier : il forgait les trumelières ou grèves, cétait le nom quon donnait à la partie de larmure qui couvrait les jambes.
Menuisier : il taillait les manches en bois des armes d’hast .
Fourrelier : les fourreaux des épées et des poignards étaient préparés par les fourreliers, qui nemployaient que le cuir bouilli.
Arctier : il faisait les arcs ; il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois dérable, de viorne, ou dif ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées lune à lautre et dont les pointes étaient réunies par un ressort dacier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies dune forte pointe métallique
Arbalétrier : il fabriquait une arme dès plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, ( au XIVème les meilleures étaient fabriquées à Gênes .
Bougenier ou bougonnier : il fabriquait les projectiles d’arbalète .
Arquebusier : fabricant d’arquebuse . Ils sérigèrent en corporation en 1575 et, à partir de ce moment, ils eurent le monopole de la fabrication des armes à feu.
Coutelier : il fabriquait les couteaux , on distingue les Fèvres Couteliers et les Couteliers Faiseurs de Manches .
Creado por arutua | 0 comentarios | 10/05/06 19:17
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